La quête solitaire de Krüger pour les championnats du monde
Pour la première fois de sa vie d'athlète, Simen Hegstad Krüger se retrouve sans entraîneur, sans équipe d'encadrement ni préparateur de skis. L'objectif reste le même, mais qu'est-ce qui a vraiment mal tourné l'hiver dernier ?
Simen Hegstad Krüger a fait partie de l'équipe nationale norvégienne durant toute sa carrière, depuis sa dernière année chez les juniors. En avril, ce chapitre s'est clos après près de 15 ans sous les couleurs de son pays.
Cependant, une chose était claire pour lui au moment de la décision : il n’en avait pas fini avec le ski, et son objectif restait inchangé : les Championnats du monde de Falun en février 2027.
Que signifierait pour vous participer aux Championnats du monde à Falun ?
« Ce serait incroyable. Je sais que j'ai le niveau pour être compétitif, mais je ne l'avais pas l'hiver dernier. Alors, inverser la tendance et retrouver mon niveau d'avant, c'est ce qui me motive maintenant. » raconte Krüger à Langrenn.com.
C’est pourquoi il a décidé de poursuivre sa carrière de skieur. Mais l'athlète de 33 ans, membre du club LYN Ski, s’est retrouvé à devoir tout recommencer à zéro : sans entraîneur, sans équipe de soutien, ni équipe de fartage.
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Il a fallu du temps pour s'installer
Ce vétéran a dû mettre en place une toute nouvelle organisation et confie qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour prendre des décisions.
« La première partie de la saison a consisté à essayer de se stabiliser et de trouver un plan pour gérer cette situation. » dit Krüger.
« J’en suis maintenant à la conclusion que ce que je désire le plus et ce en quoi je crois le plus, c’est d’être responsable de ma propre préparation. C’est un peu étrange d’être seul après tant d’années en équipe nationale. »
Krüger se consacre désormais pleinement à son entraînement, mais les conditions ont complètement changé.
« J’ai l’impression d’être un peu l’outsider maintenant et de pouvoir remonter la pente, ce qui est à bien des égards plus facile que d’être quelqu’un qui doit défendre sa place en équipe nationale après l’avoir conservée de justesse. » dit-il.
Désormais, Krüger sera son propre entraîneur et a trouvé des solutions pour la plupart des incertitudes concernant le ski et le fartage.
« Pour l’entraînement, je me sens capable de gérer ça. Je sais ce qu’il faut faire. J’ai des personnes avec qui je discute de mon entraînement, mais je suis avant tout mon propre entraîneur. Je suis également une collaboration avec Bull Ski & Kajakk pour le ski, et Atomic (le fabricant de skis) reste très important. » dit-il.
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Réintroduction de l'entraînement en altitude
À la tête de son propre programme, Krüger est désormais libre de faire exactement ce qu'il juge bon.
Cette année, Krüger prévoit d'inclure plusieurs stages d'entraînement en altitude dans sa préparation de pré-saison, une première depuis des années.
« J'en ai fait un peu au début de ma carrière, mais cela fait de nombreuses années que je n'ai pas pratiqué l'entraînement en altitude. J'ai retenté l'expérience pendant une saison il y a deux ans, mais je n'en ai pas refait depuis un certain temps. » dit le vétéran.
« Pour l’automne, je prévois d’aller à Font-Romeu, en France, à deux reprises. L’équipe nationale s’y rend également, donc j’espère pouvoir m’entraîner un peu avec mes anciens coéquipiers là-bas. » ajoute Krüger, en précisant que ce choix d'entraînement ne se résume pas aux seuls effets physiologiques de l'altitude.
« Ce sera agréable de changer. Je pense qu'il est sain d'avoir un peu de variété dans l'environnement d'entraînement. C'est probablement tout aussi important que l'entraînement en altitude lui-même. »
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